Zone de confort : osez en sortir

Le guerrier de lumière de Paolo Coelho

Vidéo intéressante sur la méditation et le moment présent

Dépendant de notre système

Notre système, notre vision du monde sont des expressions qui définissent le socle qui nous constitue et qui s'est forgé durant notre enfance. Ce socle demeure la base qui continue d' influencer notre vie, nos comportements, nos pensées...

Nous en restons dépendants à vie.

 

Cela signifie-t-il que nous sommes condamnés à y être totalement dépendants?

Non, heureusement des aménagements sont possibles.

Pour prendre une image, ce socle est comme les fondations d'une maison. Nous aurons beau changer la peinture ou faire des travaux intérieurs ou extérieurs, les fondations resteront les mêmes. Nous pouvons les renforcer, mettre des étais pour éviter qu'elle s'écroule mais les "mal façons" d'origine seront toujours présentes. Renforcer les fondations amènent à faire de gros chantiers et correspondent à un travail thérapeutique long et profond.

 

Personne ne possède de fondations idéales ! Notre vécu, nos traumatismes infantiles, notre ressenti du monde environnant (en particulier les personnes les plus proches, parents et fratrie) vont nous amener à bâtir un socle qui sera notre réponse aux stimuli extérieurs. Par exemple, une simple séparation du bébé d'avec sa mère dans les premiers temps de sa vie peut créer un vide incompréhensible, une sensation d'abandon que le bébé ne sait pas interpréter car il n'a pas encore les mots, les concepts. Pour combler ce vide, il va choisir une attitude qui va s'ancrer pour la vie. Cela peut être de se faire oublier ou à l'inverse de se faire remarquer... Chacun va créer sa propre composition. Le même vécu traumatique trouvera des réponses différentes suivant les personnes.

Pour se construire, le bébé a besoin de trouver une solution pour faire face à quelque chose qui le dépasse, qui est incompréhensible. C'est ainsi que va se créer petit à petit sa vision du monde, son système de relation au monde. Même si avec le temps, chacun et chacune pourrait s'apercevoir que sa réponse n'est plus adaptée ou qu'il ou elle a les capacités de répondre autrement, c'est le système en place qui va perdurer car c'est celui qui est connu, qui s'est auto-validé par les multiples expériences qui sont venues le renforcer au fil du temps. Il devient le prisme à travers lequel chacun et chacune voit le monde.

 

Ce n'est pas totalement une fatalité car nous avons la possibilité de l'assouplir.

Tout d'abord, il s'agit d'apprendre à le repérer, à observer son fonctionnement. Nous prenons de ce fait un peu de distance vis-à-vis de lui pour ne plus être totalement collé à lui, à ne plus être que lui.

Puis, nous pouvons mettre en place de nouvelles expériences qui nous amènent à faire un virage à 180°, en faisant autrement. Tout en apprenant comment faire avec notre système qui va rester présent et chercher à reprendre toute la place.

 

Nous ne bâtirons jamais une maison idéale avec de nouvelles fondations mais nous pouvons mieux connaître notre demeure, apprendre à faire avec et l'aménager du mieux que nous le pouvons.

 

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De l'utilité d'une psychothérapie

Même si aller voir un psy est relativement entré dans les mœurs; même s'il est plus rare de "se faire traiter de fou" parce que nous allons consulter; la question demeure de savoir en quoi cela peut apporter réellement quelque chose.

 

De prime abord, certains diront que c'est pour guérir. Mais que met-on derrière ce verbe? Peut-on guérir de nos maux psychiques comme nous pouvons guérir d'une maladie physique? La réponse est plus complexe et le vocabulaire trompeur.

 

Certes, toute personne venant consulter désire aller mieux, sortir d'une crise qui devient difficile à gérer seul. Et cela est légitime et même essentiel dans la démarche thérapeutique. Une personne qui ne désire rien changer ne pourra pas aller puiser les ressources nécessaires dont elle est porteuse pour aller mieux.

Mais parler de guérison est un mot inadapté et trompeur. Même si des changements sont envisageables, nous ne pouvons pas changer le fond de notre fonctionnement, notre système* (cf article dédié à ce sujet) qui est ancré depuis longtemps dans nos gènes, nos cellules et notre comportement. 

Nous ne pouvons pas devenir quelqu'un d'autre. Nous pouvons par contre devenir plus nous-mêmes et plus en capacité de vivre avec ce que nous sommes, à faire avec ce que nous sommes.

Le maître mot est "apprendre à faire avec". Je fais parti de ceux et celles qui se portent en faux contre les prophètes qui avancent des solutions miracles avec une méthode révolutionnaire ! Soyons sérieux et ne nous laissons pas attirer par les sirènes publicitaires de ce genre qui sont pléthores aujourd'hui.

 

Oui, il est possible de changer son comportement, d'agir et ressentir les choses différemment, de mettre en place un système nouveau. Néanmoins, l'ancien système perdurera toute notre vie et sera toujours prêt à nous ramener à suivre son fonctionnement. Il est certes possible d'installer du nouveau mais il est surtout essentiel d'apprendre à faire avec le vieux système qui lui sera toujours présent.

 

Une thérapie peut donc être utile pour :

- mettre en place des changements: en s'appuyant sur de nouvelles expériences qui vont entraîner de nouveaux comportements.

- apprendre à faire avec nos système, nos plis, notre vision du monde bâti dans notre enfance et qui perdure même s'il n'est plus adapté. Pour cela, un des points essentiels est d'apprendre à s'observer.

 

Quand est-il utile de consulter?

C'est souvent quand nous traversons une crise, une épreuve, un changement douloureux, un traumatisme ou n'importe quel événement qui vient perturber notre vie et nous déstabiliser. Nous sommes alors submergés par notre système* qui nous engloutit et nous empêche de vivre sereinement. Nous avons alors besoin de quelqu'un non qui va nous donner des réponses, des conseils mais éclairer notre route et nous aider à retrouver nos propres ressources internes.

Le thérapeute doit être quelqu'un qui accompagne un pas en arrière, qui ne dit pas quoi faire, qui ne juge pas. Il n'est pas un sachant mais un accompagnant. Ce sont des évidences mais il est bon de les rappeler pour que chacun et chacune soit vigilant(e) vis-à-vis des thérapeutes que vous pouvez rencontrer et qui sont loin de tous être dans une bonne posture thérapeutique.

L'image qui me semble la plus juste pour décrire la fonction du thérapeute est celle de la lampe qui éclaire le chemin. Elle est une lumière pour remettre à jour l'accès aux ressources que tout un chacun(e) possède en lui pour répondre à ses besoins.

 

Nous sommes tous des êtres uniques, différents. Nos besoins, notre vision du monde sont spécifiques pour chacun et chacune d'entre nous. il n'y a donc pas de recettes toutes faites ou de raisons pour dire qu'un tel ou une telle doit consulter un psy. C'est à chacun et chacune de sentir quand il a besoin de consulter et si c'est un chemin qui lui convient. Et surtout avec qui? Car c'est un accompagnement et la façon dont la relation se passe avec le thérapeute est déterminante. 

 

 

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l'art de la dispute

La dispute fait partie intégrante de la vie normale d'un couple. Pour celles et ceux qui ne se disputent pas en couple, vous trouverez un encart pour vous à la fin de l'article.

C'est un point délicat dans beaucoup de couples car les disputes mettent de l'huile sur le feu et augmentent l'éloignement des partenaires.

Ce qui pose souci n'est pas tant le fait de se disputer, que la manière de le faire.

Il y a des disputes qui vont construire le couple, aider à mieux se connaître, s'appréhender et avancer ensemble et d'autres qui détruisent les liens du couple.

Ce qui caractérise les disputes qui détruisent les liens du couple sont:

- les jugements portés sur l'autre : "tu ne fais pas ceci, tu fais cela..."

- l'attaque de l'identité de l'autre : "tu es..., tu n'es pas..."

 

Cela se manifeste par l'usage du "tu" qui tue ! ,

L'autre est ainsi enfermé dans une case. D'ailleurs, les mots "toujours" et "jamais" viennent renforcer cet enfermement de l'autre : "tu ne fais jamais..., tu fais toujours...".

 

Face à ces attaques, nous ne pouvons qu'être blessé, touché dans notre amour propre. Ce qui provoque soit la colère et le renvoi de la balle par un autre jugement en retour, soit le mutisme, une colère gardé en soi qui finit par se manifester autrement de toute façon.

 

Souvenez-vous de votre dernière dispute et repérez les points qui viennent d'être décrits. Quels sont les mots prononcés? Avez-vous été blessé? L'avez-vous ressenti?

 

Pour faire autrement, cela peut sembler facile sur le papier mais cela l'est moins dans la réalité. Même s'il suffit de changer peu de choses pour transformer totalement les disputes destructrices en outil de croissance du couple.

 

Tout d'abord, voici quelques principes importants :

 

  • L'essentiel est de passer du "tu" qui tue au "je" qui exprime ce qu'on ressent et nos besoins. C'est tout l'art de la CNV, Communication Non Violente et des messages en "je" de Thomas Gordon.
  • Nous avons à prendre en compte que nous avons chacun(e) notre propre vision du monde. Les mots sont souvent trompeurs. Comme nous réagissons chacun à partir de notre histoire, de ce qui nous constitue, un mot, une expression qui aura un sens pour l'un des partenaires aura une tout autre signification ou fera écho à un vécu particulier chez l'autre. Cela complique les choses. C'est une raison supplémentaire pour prendre le temps d'expliciter à l'autre son ressenti et développer sa pensée. Nous n'avons pas la même vision du monde que notre conjoint(e) et il est nécessaire d'appréhender le monde de l'autre pour le comprendre. Il est donc à la fois nécessaire d'être à l'écoute de l'autre tout en étant en capacité d'expliciter le sien. Ce qui suppose d'assez bien se connaître aussi.
  • L'attente que l'autre devine ce que nous pensons. C'est un réel fléau dans les relations. Nous ne pouvons pas avoir accès à ce que pense l'autre. Nous ne voyons que ce que l'autre manifeste par ses comportements. Mais ce qu'il fait ne doit être confondu avec ce qu'il est ou ce qu'il pense.  Le seul moyen est de nommer ses besoins, son ressenti, ses émotions pour se faire comprendre de l'autre. Et comme nous baignons dans une vision du monde forcément différente, du fait de nos histoires de vie différentes même si elles peuvent se rejoindre, nous sommes contraints de verbaliser ce qui se passe en nous pour que l'autre y est accès.

Parler en "je", exprimer son ressenti face à une parole donnée ou un fait et exprimer ses besoins. C'est tout un programme qui peut sembler simple mais qui vient buter à notre histoire, notre éducation, nos traumatismes, nos peurs, nos blessures...

Cela ne nous empêche pas d'y aller pas à pas, de s'approcher petit à petit un peu plus d'une relation authentique où nous nous dévoilons à l'autre en dévoilant notre ressenti, nos émotions et nos besoins.

 

Évidemment cela suppose que nous ayons accès et acceptions nos émotions, nos ressentis et nos besoins. Ce qui est loin d'être facile. C'est un travail de tous les jours et jamais achevé.

Cependant, pour arriver au sommet de la montagne, il est nécessaire de commencer la marche et de poser un pied devant l'autre. Un petit pas est déjà un pas qui nous rapproche du sommet.

 

Et pour les couples qui ne se disputent pas.

Si vous faites partis des personnes qui ne se disputent pas en couple, je vous invite à vous demander pourquoi.

Est-ce que vous fuyez les disputes à cause de votre histoire personnelle?

Est-ce pour protéger l'autre ou vous-mêmes? Derrière cette question, c'est la question d'une peur éventuelle, peur de la rupture du lien par exemple,...

Quand quelque chose ne vous plaît pas chez votre partenaire, que se passe-t-il en vous? Quels ressentis, émotions émergent à ce moment-là? Si rien n'émerge, essayez d'y être plus attentif(ve) la prochaine fois.

 

Il n'y a pas de couple idéal. Nous avons forcément des différences, même si vous avez beaucoup de points communs (les points communs peuvent d'ailleurs être source de disputes). Et ces différences viennent forcément déstabiliser même si elles sont aussi sources d'enrichissement.

 

A chacune et chacun de prendre dans cet article ce qui résonne et peut stimuler de nouvelles ressources en vous.

 

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Quand le couple déraille

Quand le couple déraille


La vie de couple et a fortiori la vie de famille est loin d'être un long fleuve tranquille. Il y a des étapes à passer, des virages difficiles à appréhender, des fins et des débuts, des bosses et précipices sur le chemin de la vie. Chemin que nous espérions le plus paisible possible ou que nous supposions être capable de traverser ensemble.

Cependant, il arrive que tout s'écroule.

Peut-être est-ce un événement qui est venu tout chambouler: l'arrivée d'un enfant ou son départ, la maladie d'un membre de la famille, une liaison extra-conjugale, la formation d'un nouveau couple, un changement professionnel, le départ à la retraite, un traumatisme...

Peut-être un ras-le-bol qui a duré trop longtemps et le vase déborde.

Les raisons sont multiples. Et souvent plusieurs viennent se cumuler ou se percuter.

C'est en tout cas le système couple qui est en panne et qui ne peut plus fonctionner, comme il a fonctionné jusqu'à maintenant.

Il est bon de se poser pour regarder ce qui se passe, observer son ressenti, ses besoins qui n'ont pas été exprimé, entendu, reconnu...

Il est nécessaire de se dire les choses, mais pas n'importe comment, pas dans une dispute habituelle comme nous savons le faire quand nous sommes en désaccord.

Un recul avec un tiers neutre qui écoute et aide à révéler ce qui est enfoui et a besoin de se dire pour chacune des deux personnes. Dans le but de repartir autrement soit ensemble sur un chemin commun, soit chacun de son côté mais en ayant amorcé le deuil du couple.

Ce recul permet de sortir de l'impasse dans laquelle le couple se retrouve bloqué et incapable seuls à trouver une issue. Le tiers met en lumière la "géographie territoriale du couple". Ce faisant, le couple se réapproprie son histoire et retrouve la capacité de faire des choix qui correspondent à chacun des deux protagonistes.

Pourquoi un événement peut-il tout perturber?

A la création du couple, chacun va se positionner vis-à-vis de l'autre sans même que cela soit verbalisé. Chacun trouve dans l'autre des aspects, présents chez soi mais de façon minoritaire, l'autre nous permet de vivre ces aspects-là par procuration en quelque sorte. Par ailleurs, l'autre vient rappeler des éléments similaires ou en opposition à nos figures parentales. Tout un tas de choses inconscientes viennent étayer le choix de notre partenaire et qui s'ancrent dans notre histoire. Nous ne l'analysons pas et c'est inutile de tout décortiquer. Cela crée une forme d'équilibre dans le couple où chacun apporte à l'autre des appuis. Cet équilibre est brisé dès l'instant qu'un élément extérieur ou un des deux dans le couple change quelque chose. Cela remet en cause le socle de base crée au début du couple. Ces changements, perturbations sont inévitables. Il s'agit donc de trouver un nouvel équilibre. mais nous préférons souvent ne rien changer dans nos habitudes et quand nous sommes contraints de le faire. Cela résiste et c'est là que la fracture s'opère dans le couple.

Nous pourrions dire que le couple demande une certaine élasticité, adaptabilité constante pour tenir.

 

Comme sur un vélo, l'équilibre n'est possible que si l'on pédale passant d'un déséquilibre à un équilibre.

C'est donc un équilibre dynamique qui est à construire et non la stabilité d'une chaise sur quatre pieds, fixe et rigide!

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Le Mandala

Pour la plupart d'entre nous, le mandala est un dessin à colorier que nous donnons aux enfants. C'est tout du moins l'usage que nous en connaissons. Or, le mandala est bien plus vaste.

 

C'est à la fois un élément clé de notre monde et une pratique thérapeutique et spirituelle.

 

Allons en premier à la source : la définition de ce mot sanskrit (langue hindoue) vient de mand, signifiant « marquer », et la , « cercle » ou « centre sacré ». Il est parfois traduit par « réceptacle de l'essence », expression qui exprime les significations psychologiques et mystiques du mot.

 

 

 

Le mandala représente le cercle qui est la forme primordiale de l'univers d'où toutes les autres formes découlent. Le soleil, la lune, les étoiles, la terre,...

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ma vision thérapeutique

Ma vision thérapeutique peut se définir autour de deux termes: "accompagnante" et "globale". Qu'est-ce à dire?

"Accompagnante" : la mode est au coatching, à la motivation,... Ce sont des termes à nuancer. Certes, la motivation est nécessaire pour avancer sur son chemin. Cependant, il est nécessaire d'être clair quand nous allons voir un thérapeute. Il arrive souvent que le patient attende consciemment ou inconsciemment que le thérapeute trouve les réponses à ses problèmes. En effet, le thérapeute détient des outils mais il n'est pas son patient. Seul le patient peut se sauver lui-même.

Nous ne pouvons pas sauver les autres, nous ne pouvons que nous sauver nous-mêmes.

Chaque personne porte en elle les réponses dont elle a besoin. Ce qui peut manquer, c'est le chemin pour parvenir à ces réponses, les clés pour ouvrir les portes qui mènent à notre moi profond et à notre inconscient. Le thérapeute est là, selon ma vision, pour accompagner le patient à trouver ses propres réponses. D'ailleurs, ceux qui ont suivi des coatchs en les prenant pour des tuteurs, des béquilles extérieures, savent que quand la béquille n'est plus là, l'équilibre devient fragile et qu'il y a un risque de retomber dans ses anciens schémas. Je ne dénigre pas les coatchs qui de plus en plus sont dans une démarche globale (voir ci-dessous sur la notion de gloable). Je relève ici une attitude qui permet de faire un pas mais n'offre pas la libération totale attendue par le patient. Ainsi, le patient qui réussira, sera celui qui, au final, décide "seul", ne prenant celui qui l'accompagne que comme le grillon de Pinocchio (la conscience interpellante). Ce n'est donc pas une vision dirigiste.

Je voudrais citer ici la vision de Carl Jung sur les 3 étapes nécessaires pour se guérir (et donc vivre pleinement sa vie) : 1. la prise de conscience / 2. poser des actes (en fonction de notre prise de conscience, nous allons utiliser des stratégies pour se changer, des outils, des clés que le thérapeute pourra apporter avec l'aide du patient qui sait au fond de lui ce qui est bon pour lui) 3. la persévérance (le plus difficile qui consiste à répéter ses actes dans la durée pour que le changement s'ancre définitivement dans notre vie).

Nous voyons dans ces 3 étapes que c'est au patient de traverser ces étapes soutenu par le thérapeute qui balisera le chemin.

 

"globale" : les thérapies aujourd'hui sont nombreuses et très diverses. Les patients ont parfois à juste titre l'impression d'être au milieu des marchands du Temple. Comment choisir au milieu de tout cela? Je pense que chaque thérapie peut apporter quelque chose si le thérapeute est honnête. Néanmoins, j'opte pour une approche globale des problèmes. Qu'est-ce que cela signifie une approche globale?

Nous avons des thérapies qui vont axer le travail thérapeutique sur le corps, d'autres sur les émotions, d'autres sur le mental et la psychologie, d'autres sur les relations aux autres, d'autres sur le spirituel et au-delà,... Je pense qu'il nous faut arrêter de morceler l'humain et de le considérer de nouveau comme un tout complexe dont les parties sont en interaction. Une thérapie qui sera féconde et qui amènera un changement profond et durable sera une thérapie qui prend en compte toutes les dimensions humaines. Les outils thérapeutiques sont secondaires. L'important, c'est que les outils permettent ce travail global. Le choix des outils sera plus en fonction de la sensibilité de la personne, de son parcours, son histoire.

 

Vous comprendrez donc pourquoi je préfère utiliser le terme d'accompagnant moins connoté que celui de coatch ou de thérapeute. Comme un compagnon de route, je chemine avec vous sur une portion de votre chemin dans le but qu'arrivé au carrefour de la persévérance, vous puissiez continuer seul votre chemin, autonome et libre.

 

 

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